Puis-je être libre si les autres ne le sont pas ???
Intro 3 para
Délimiter le champ de recherche
Pour traiter la question « Puis-je être libre si les autres ne le sont pas, il s'agit dans un premier temps de délimiter notre champ de recherche. Il faut définir les concepts philosophiques liées aux sujet qui sont « la liberté » et « autrui »
La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un.
La liberté peut être définie de manière positive comme l'autonomie et la spontanéité d'une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté, dans le cadre d'un système politique ou social, dans la mesure où l'on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.
Autrui est d'après Hegel un autre moi, un alter égo .Il se définit par la ressemblance qu'il a avec le sujet primaire en étant lui-même douée de conscience mais a la fois différent car cette conscience lui est personnel. En résumé autrui est un autre moi mais également un moi autre.
Problématisation
La liberté est une conception qui varie selon les sociétés et les individus, la question de la liberté et de la conscience d'autrui ne peut être régler de façon général et indépassable .Il s'agit néanmoins d'essayer d'organiser un socle minimale qui peut être commun à tous les esprits tout en cherchant à approfondir les différentes réponses qui peuvent être apporté par cette question.
Annonce de la pensée.
Pour répondre à la question posée, nous allons établir un plan en trois partis. Dans un premier temps, nous pourrons essayer d'approfondir le point de vue majoritaire quand à cette question dans les sociétés occidentales actuelles .Dans un second temps nous pourrons aborder le point de vue des humanistes qui contredira le premier point de vue. Enfin nous essaierons de faire la synthèse des réponses qui peuvent être apporté.
Plan
Thèse
La majorité de la population occidentale va répondre positivement si on lui demande si elle pense être libre. En effet, pour les occidentaux, la liberté ne peut pas être touchée dans un système capitaliste démocratique. Ces occidentaux ont le souvenir de leurs différents passages dans des systèmes dictatoriaux. Les citoyens ne peuvent que se sentir libre quand leurs parents ou grands parents ont connu des systèmes comme le fascisme d'Hitler et de Mussolini ou le soviétisme bureaucratique de Staline. Pour la majorité, la liberté aujourd'hui se résume donc à avoir, du moins à avoir l'impression de vivre dans un système totalement démocratique, sans contrôle de la presse par le pouvoir.
En allant plus loin, ne pouvons-nous pas nous demander si la liberté n'est aujourd'hui pas réduite dans une conception majoritaire à faire partie intégrante du système capitaliste ? En effet, il s'agit, aujourd'hui de pouvoir posséder une télévision, une voiture et un logement décent pour se juger libre. C'est pour cela que les citoyens actuelles peuvent voir leurs libertés de se déplacer, de penser librement, de se syndiqués diminuer, ce n'est pas pour autant qu'ils vont considérer que leur liberté immédiate en est touchés.
C'est pour cela qu'on peut dire qu'une grande partie de la population occidentale actuel peuvent se sentir libre, malgré le fait que des millions de personnes soit encore dans le monde sous des régimes dictatoriaux et totalitaire. Elle peut cependant se sentir touché a sur des périodes ou la médiatisation d'un événement devient important. Il s'agit de voir a quelle point la révolte birmane a touché en quelque jours un grand champ de la population occidentale. Il en fut de même avec le Tibet, qui malgré la dictature qui dure depuis l'intervention chinoise dans la moitié du siècle dernier sans que cela ne créer de grands remous, fut, à l'approche des jeux olympiques de Pékin d'un intérêt soudain pour les médias occidentaux.
La majorité de la population occidentale n'a pas lieu de répondre à cette question, tout simplement parce qu'elle est inconsciente de la présence d'autrui .Repliez sur leurs vies personnelles satisfaites par un confort vitale assurée, elle n'a pas lieu de se soucier de la liberté d'autrui, c'est pour cela que cette population se résoudra à répondre positivement à la question précédemment citée :
« Puis-je être libre quand les autres ne le sont pas ? »
Réfutation
Néanmoins, même si l'opinion majoritaire répondrait positivement à cette question, cela ne sera pas le cas de tout le monde. Effectivement, la liberté s'acquis individuellement mais aussi et surtout collectivement .C'est en effet que parce que autrui c'est un jour battu pour ma liberté que je peut aujourd'hui être libre. Le raisonnement peut s'inverser : c'est parce que je suis libre aujourd'hui que je dois tout faire pour que l'autre soit libre, par jusqu'auboutisme je peux même ne pas me sentir libre quand autrui ne l'est pas .Individuellement et collectivement, le droit a la liberté universelle empêche les humanistes de se sentir libre.
Même dans les société occidentale jugée libre, le fait que le système institutionnelle met en place des contraintes, des règles ,des lois , et les fassent appliquer empêche la liberté total des individus .Le courant libertaire revendiquera une total liberté des individus quand au contrôle de l'état par la loi jugée répressif .C'est puisque l'autre n'est pas libre que je ne peut effectivement ne pas l'être puisque ensemble nous avons voter une loi qui restreint nos libertés personnels .
En prenant l'exemple français de reconduite à la frontière des sans papiers , puis-je personnellement me considérer libre alors que dans mes rues , dans mes quartiers ,des femmes ,des enfants ,des hommes qui n'ont violer la loi que par leur simple présence se font traquer , pourchasser .... Je pense qu'en tant que citoyen du monde je doit me sentir atterrer par le fait que la présence de mes semblables ne soit pas tolérer à cause de sa simple différence de nationalité . La première des libertés n'est telle pas de pouvoir se déplacer librement sur notre planète ?
De plus ,ne doit-on peut on pas penser que si notre voisin perd ses libertés fondamentales qui sont celle de pouvoir vivre dignement et de rechercher une protection économique et sociale pour sa famille en tentant de s'installer dans un pays jugée « libre et protecteur » dans le monde entier .Ne devons nous pas nous inquiéter du traitement réserver a ces personnes ? Pour els humanistes et les révolutionnaires la réponse sera positive .En effet, c'est bien parce que le peuple allemand s'est tue lorsque que les juifs commençait a être stigmatiser dans les discours nazis que la régime fasciste à pu s'installer et globaliser sa répression envers des minorités du peuples (juifs, tziganes ,handicapées ,homosexuels ,communistes etc.) C'est pour cela que nous pouvons considérer que lorsque la liberté d'autrui diminue, la mienne en fait autant .Cette vision des choses fut résumé par Daniel Cohn-Bendit lors de la période de mai 68 « nous sommes tous des juifs allemand » en référence au traitement des juifs allemand lors du règne nazis et à la solidarités qui doit s'instaurer entre les différents couches de la population.
Pour cette portion de la société , je ne peut pas être libre quand autrui ne l'est pas .
Thèse final
Comme annoncé dans le l'introduction, la question posée ne peut avoir de réponse simple et indépassable .En effet , elle va varier selon les individus et les sociétés dans lesquelles ils vivent .
On peut cependant considérer que la liberté de l'autre nuit à notre propre liberté .En effet même si nous avons besoin d'autrui comme l'a prouver Stefan Zweig dans le joueur d'échec , pour ne pas tomber dans la schizophrénie et le dédoublement de personnalité . La liberté de l'autre empiétera cependant toujours, à l'état de nature sur ma liberté personnelle . C'est ce qu'expliquera ,en expliquant que l'homme cherche à améliorer ses conditions , à sauver sa vie et à être reconnus . Par conséquent pour Hobbes à l'état de nature, l'homme est un loup pour l'homme “. C'est pour cela qu'individuellement, l'humain ne peut être libre que si autrui ne l'est pas .Hobbes se base sur la création d'un contrat social entre les individus qui les protégerais mutuellement les uns des autres ,et même d'unir leurs forces .
Cependant ,cette conception ne peut être viable dans un système basée à contrario sur l'individualisme voir l'égocentrisme des individus .En effet ,l'homme ne peut pas être un animal pour autrui que si il se sent protéger par autrui ,or ,on a vu dans la première partie qu'aujourd'hui les individus n'ont plus forcement conscience de l'importance d'autrui dans le système actuel . Aujourd'hui autrui est plus un danger qu'une aide ,dans la course au profit qui nous entoure ,l'humain a perdu sa place et la destruction rampante d'un idéal de solidarité créer à la fin de la deuxième guerre mondiale en est un exemple . Dans cette conception on ne peut effectivement être libre que si autrui ne l'est pas .
Conclusion
La réponse final que nous pourrions apporter à ce devoir est la suivante : Dans l'idéal, il est vraie que nous devrions pouvoir penser que nous ne pouvons pas être libre si autrui ne l'est pas et rechercher à se battre pour que chaque être humain soit enfin libre .Cependant, dans l'époque que nous connaissons seul certaines personnes de nature altruiste vont se pencher sur la liberté d'autrui en y voyant pour certain leur propre liberté.
On se rend compte que finalement ,la revendication de liberté sera toujours contrainte par la forces des individus et du pouvoirs de soumissions qu'ils arriveront à instaurer les uns entre les autres ,c'est pour cela que la liberté universel ne pourrait reposer que sur une autre conditions indispensable à sa création. Il s'agirait de l'égalité strict de chaque individus devant la lois, qu'elle soit civile, judiciaire ou encore religieuse .Seul l'égalité permettrai effectivement de donner aux humains ,une chance de se battre et de reflechir ensemble ,à la facon de pouvoir accroitre leur liberté ensemble . «L'etat social de hobbes trouverai alors une véritable signification et l'homme serait alors effectivement un dieur pour l'homme .